Mais qu’est-ce que je fais là ?

Mais qu’est-ce que je fais là ? Cette petite question m’est de temps en temps passée par la tête mais avec le retour des vacances, elle tourne en boucle !

C’est vrai : qu’est que je fous là ? Dans ce boulot qui m’intéresse mais dans un secteur contraire à toutes mes valeurs (la pub), à discuter politique avec des collègues macronistes (voire bien plus à droite)(pas trop non plus hein, mais juste ce qu’il faut), à m’entasser dans des trains blindés alors que je rêve de liberté, à payer 5 balles un café chez Starbucks et 10€ un mojito sur un quai de Seine bondé.

Je crois que j’ai besoin de changer d’air.

Je suis bien trop raisonnable (ou trouillarde) pour tout plaquer mais en ce moment, une petite idée me trotte dans la tête. J’ai envie de me rendre utile, d’aider des gens qui ont vraiment besoin de moi et pas des patrons qui font du lobbying pour éviter une loi limitant les pubs pour la malbouffe à destination des enfants (sisi je vous jure. D’ailleurs elle n’est pas passée)(bon ils ne sont pas tous comme ça hein, mais la pub est quand même un milieu pas très écolo/décroissance/toutçatoutça).

Alors, je me suis mise dans l’idée de peut-être devenir documentaliste en collège ou lycée. Parce que ce n’est pas seulement être une dame du CDI qui fait chut mais ça peut aussi être préparer des supers expos, éduquer les élèves à lutter contre les fake news et leur apprendre à chercher correctement, faire des chouettes choses avec les profs…

Mais avant de pouvoir faire tout ça, il va falloir que je bosse (beaucoup). Parce que la « dame du CDI » est en fait professeur-documentaliste. Et qui dit professeur, dit CAPES. Et évidemment, je dois préparer cet examen sans arrêter mon boulot parce qu’on n’a clairement pas les moyens. En m’occupant de nos deux minus le soir  en attendant que mon amoureux rentre du boulot. Alors je sais bien que ça va être dur, que c’est clairement le temps consacré à mon couple qui va en pâtir. Et puis aussi que j’aurais clairement (encore) moins de temps à consacrer à mon blog. Mais ça peut valoir le coup, non ? Et puis elles vont pas être chouettes mes photos préparation d’examen sur Instagram ?

Bon, je vous avoue que toutes ces histoires d’affectation me font aussi un peu flipper, me retrouver à l’autre bout de l’Ile de France ne me réjouirait pas vraiment parce que je n’ai finalement pas trop envie de quitter ma jolie maison. Mais bon, rien ne sert de stresser avant de réussir ce foutu examen. Et puis après, si on a vraiment envie de changer de vie et de partir loin de Paris, ça sera possible (enfin plus facile en tout cas) !

Et puis après, même si j’ai le CAPES, il faudrait que je fasse un Master 2 en enseignement. Et ça c’est un peu compliqué parce qu’en documentation, il n’y en a pas à côté de chez moi. Et surtout je n’ai pas vraiment envie de retourner sur les bancs de l’école. Enfin, s’il faut y passer.

Je me demande si l’année prochaine, je ne vais pas essayer de trouver des postes de documentalistes en contractuel, pour faire des remplacements et me familiariser vraiment avec le métier.

Bref, tout ça c’est un peu compliqué et beaucoup de remises en questions. Vous aussi ça vous arrive d’avoir envie de tout plaquer ? Et vous l’avez fait ?

(Et vous savez qu’en commençant cet article, je n’étais pas très sure de moi mais en le finissant, c’est bon : je me lance dans l’aventure !)

Ah et si par ici il y a des documentalistes en CDI (ou même des profs) évidemment, je suis preneuse de votre expérience.

Et merci à La DocAttitude qui m’a rassuré que le fait que je ne me faisais pas de fausses idées et que c’était un chouette métier. Et merci à Anaïs qui a fini de me convaincre qu’il fallait se lancer !

13 comments

  1. Caroline says:

    Ça me parle beaucoup sauf que je suis encore étudiante et c’est arrivé en M2 que je me rends compte que le métier auquel je me prepare ne me correspond. Après de longs moments de doute par peur du changement, c’est le jour de ma prérentrée que j’ai définitivement choisi que je ne continuerai pas sur cette voie et depuis je me sens bien plus légère (même si la peur de ne pas y arriver est génératrice de stress)
    Bon courage pour le concours et la reprise des études ! Je pense que ça vaut le coup si c’est pour faire un métier en accord avec ses convictions 🙂

  2. lilibulle says:

    Bonjour, j’ai fait aussi une reconversion professionnelle il y a 3 ans, en bossant et avec deux enfants. J’ai passé le capes de lettres modernes et je ne regrette pas du tout. Si jamais tu veux en discuter, tu peux m’envoyer un mail, ça sera avec plaisir.

  3. Anaïs says:

    Comme je suis heureuse de voir que tu oses te lancer et croire en toi ! =)
    Et quel petit soleil dans ma matinée de lire que notre discussion a pu t’aider !

    Ce métier est très important dans la vie des jeunes, la documentaliste de mon collège/lycée m’a beaucoup aidée à m’accepter et à me découvrir. C’est en partie grâce à elle que j’ai développé mon amour pour les livres et elle m’a même soutenue lorsque j’ai fait mes débuts en tant qu’autrice débutante, ah ah ^^. Je garde de très bons souvenirs de ces années d’échanges !

    Je trouve que c’est vraiment super que tu puisses avoir l’opportunité de jouer un rôle tel que celui-là, qui, en effet, sera beaucoup plus valorisant humainement parlant (à mon sens) !

    Je suis très émue en te lisant parce que je sais ce que ça représente et tout ce que ça implique de se lancer dans un nouveau projet comme celui-ci, alors je ne peux que t’envoyer toutes les bonnes ondes que j’ai en stock, croiser les doigts pour toi, te souhaiter bonne chance et toute la réussite possible !

    FONCE ! =)

    • sarrousse says:

      Mais oui c’est en partie grâce à toi que je me suis dit que ça serait trop bête de ne pas essayer !
      Et ton expérience avec une documentaliste me conforte encore plus dans mon choix !
      Merci encore <3

  4. Emma says:

    Coucou ! Je suis prof (d’anglais, au collège depuis 2 ans mais j’ai aussi fait du lycée et du post-bac). Je te conseille vivement de t’initier au métier à travers un poste de contractuelle. Déjà parce qu’entre ce qu’on croit être le quotidien et la réalité du terrain, il y a un très grand gouffre, et aussi parce que ça te permettrait de voir les choses dans de bonnes conditions. En tant que contractuelle il y a souvent,, surtout à la rentrée, plusieurs établissement qui sont en recherche de collègues pour un poste donc tu pourras choisir en fonction de la situation géographique et ainsi être près de chez toi. Bon courage. Les reconversions sont difficiles à mettre en place mais d’expérience, tous les collègues (il y en a pas beaucoup) qui viennent d’autres secteurs sont les plus intéressants.

    • sarrousse says:

      Oui c’est ce que je me dis de plus en plus. Je pense que je vais tenter le CAPES cette année, juste pour voir comment ça se passe et me familiariser. Et puis j’essayerais de trouver des postes de remplaçante pour la rentrée 2020.Si ça ne t’ennuie pas, je t’envoie un mail pour qu’on échange un peu plus 🙂

  5. Audrey / Est-ce que thé prêt says:

    Ton article me touche, je te comprends parfaitement.
    J’ai quitté mon boulot pour reprendre mes études.
    Je n’avais « qu »‘un BTS, et me voilà à rentrer maintenant en Master…
    Pas évident du tout comme situation. J’ai mis 1 an et demi à prendre cette décision et sauter le pas de quitter mon poste ! Beaucoup de remises en question, de doutes mais bon, au final, c’est pas si mal de refaire un peu travailler son cerveau. J’espère que ça en portera ses fruits 🙂
    Malheureusement je ne suis pas le même chemin que tu voudrais, donc je ne pourrai pas t’aider ou te conseiller sur ton projet. Mais je suis sûre que tu trouveras, parmi tes lecteurs, quelqu’un de grande aide !
    Bon courage et bonne continuation 🙂

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